Expo Robert Fernandez 30 avril-22 mai à Avon (77) au Pavillon de l’Erable


Expo du peintre Robert Fernandez

Expo du peintre Robert Fernandez

LE JEU COMME METAPHORE DU MONDE

« Inscrit dans un dialogue, nécessité et jeu, conflit et harmonie doivent s’allier pour produire une œuvre d’art.

L’harmonie, la beauté que je cherche est celle qui ne jaillit pas d’un seul coup, mais qui procède point par point, s’insinuant lentement, que j’emporte avec moi, qui me soucie le jour durant, comme pour les sentir.

Rassembler le semblable, rejeter ce qui ne se laisse pas composer, créer des distances, des espaces, limiter. Créer un rythme qui parvienne à fondre les formes dans un tout cohérent, mais qui résulte de l’arrangement de l’ordre et du désordre tel qu’il apparaît dans la nature : la manière dont les choses se mélangent, se divisent ou volent en éclats. Dans l’idéale, un effort artistique pour penser la structure du monde.

C’est le temps et l’espace réunis dans la forme, et c’est la matière qui s’en dispute la possession.

Une œuvre d’art qui séduit n’a pas d’échelle, à quelque distance qu’on la regarde, on y découvre des détails qui attirent l’œil. A mesure qu’on s’approche des éléments nouveaux, des structures apparaissent. Le monde est bien tel qu’il nous apparaît, sa géométrie est rugueuse, grêlée, criblée, disloquée, tordue, enchevêtrée, entrelacées.

Ce qui diffère c’est la façon de l’appréhender, de s’immerger en lui, de se fondre dans sa réalité le plus profondément que l’on puisse. Arrive le moment où dans l’obscurité, la mémoire emmenée n’éclaire plus qu’elle même. Donner une source à la réalité qui émerge à la surface, donner une forme, une structure et une signification c’est alors tout un.

La force des représentations n’est pas leurs vérités, mais leurs capacités à ordonner un monde en se donnant comme le réel. Conformément à ce point de vue, l’image doit avoir une évidence immédiate. C’est ce but qui polarise mon attention de multiples façons.

Je redonne un rythme, un sens commun aux mythologies archaïques du parcours dont la spirale en est l’intuition pertinente. Orientant un trait ancien afin de créer une évidente affinité entre le jeu de l’oie et le complexe mégalithique en France.

La France est déjà une figure géométrique… »

Robert Fernandez.

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