Amponville, débat « Les hydrocarbures de schiste »


La polémique sur la fracturation hydraulique met en lumière les enjeux d’un choix de développement durable : trouver de l’énergie à tout prix ou s’adapter à un mode de croissance compatible avec la protection de l’environnement.

Organisée à Amponville par deux associations, « Gaïa SOS planète en danger » de Noisy-sur-Ecole et « Unis vers un Milly vert » de Milly-la-Forêt, la soirée-débat sur les gaz de schiste avait pour but de faire comprendre les enjeux énergétiques, environnementaux et économiques ainsi que le contexte légal et politique de l’exploitation de ces ressources fossiles.

Extraction

Philippe Lecorneur (Gaïa) a débuté son exposé par une description des procédés d’extraction du pétrole de schiste, identiques à ceux utilisés pour extraire le gaz, mais moins rentables. Cet hydrocarbure « extrême » n’est pas facilement extractible, car il est emprisonné sous une « roche-mère » qu’il faut atteindre et fracturer. On doit forer un puits pouvant aller jusqu’à 3 km de profondeur puis continuer le forage à l’horizontale sur une longueur de 2 à 3 km. Ensuite, il faut pomper dans les forages des produits et additifs chimiques (eau, azote, dioxyde de carbone, propane liquéfié, métaux lourds divers…) pour augmenter la pression et faire se fracturer le schiste. Enfin, on introduit du sable ou des billes de céramique pour maintenir les poches ouvertes afin d’assurer l’écoulement du pétrole vers le puits.

Risques environnementaux

Le procédé est difficile à mettre en oeuvre, coûteux et consommateur de ressources naturelles (20.000 m3 d’eau et 2000 tonnes de sable par fracturation). De plus, les risques environnementaux et sanitaires sont importants : fissures laissant échapper l’eau polluée vers la nappe phréatique, échappement de méthane dans l’atmosphère ou stockage des boues contaminées.

L’exploitation du pétrole et du gaz de schiste n’est qu’une solution à court terme, car ces ressources sont limitées. Les alternatives telles les éoliennes ne peuvent que remplacer partiellement la formidable puissance énergétique du pétrole. Nous devons donc adapter notre mode de vie et devenir plus économes. Par exemple, sachant que 80% du pétrole est consommé par les véhicules, une solution évidente est de limiter les petits trajets en voiture, faire du covoiturage, aller moins vite, utiliser d’autres carburants. Une prise de conscience est nécessaire pour préserver les ressources et l’environnement.

 


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