Le Vaudoué : Hommage aux alliés


Au cours de la cérémonie, on a dénombré 30 drapeaux d'Anciens Combattants, illustration de l'importance accordée à cet hommage ©cbadel 2014

Au cours de la cérémonie, on a dénombré 30 drapeaux d’Anciens Combattants, illustration de l’importance accordée à cet hommage ©cbadel 2014

Ce 4 mai 2014 était le jour anniversaire des soixante-dix ans de la mort des membres de l’équipage allié à bord du bombardier de la RAF écrasé en feu dans les bois du Vaudoué. La commune et les Anciens Combattants ont organisé une cérémonie à laquelle a participé la famille de l’un d’entre eux, tout spécialement venue du Canada.

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Les deux T6, pilotés par Franck et Baptiste Salis, petits-fils du créateur du Musée Volant de Salis ©cbadel

La municipalité, les Anciens Combattants et les associations ainsi que la population ont collaboré à la préparation et au déroulement de la cérémonie en l’honneur de ces sept jeunes gens, alors âgés de 20 à 26 ans. Une surprise attendait l’assistance, interrompant les discours par un vrombissement de moteurs au-dessus du cimetière. 

Pendant l’allocution du maire et Conseiller général Pierre Bacqué, deux appareils venus du Musée Volant de Salis à Cerny (91) ont survolé l’allée centrale à basse altitude, des « North American T6 Texan », avions d’entraînement construits entre 1938 et 1945.

A cette initiative il convient d’ajouter les recherches entreprises depuis plus de dix ans par Jean-Claude Jacob, un retraité des Aéroports de Paris, à qui l’on doit une grande partie de ce que l’on sait aujourd’hui de l’histoire de l’avion et de ses occupants.

 

Histoire

Le bombardier lourd Avro-Lancaster ND468 du cinquante-septième escadron de la RAF a décollé le 3 mai 1944 d’Angleterre pour participer au raid nocturne sur le camp d’entraînement allemand spécialisé dans l’arme blindée à Mailly-le-Camp (Aube). Au retour, un chasseur allemand Me110 (ou peut-être deux) a attaqué l’appareil qui a pris feu puis s’est écrasé le 4 mai à 1 heure du matin sur le plateau boisé de la « Montagne Blanche », à quelques centaines de mètres du village.

Six corps ont été retrouvés et inhumés par les forces allemandes, le septième a disparu, probablement totalement carbonisé. En 1952, les tombes ont été aménagées selon les normes de la Commission impériale des sépultures militaires britanniques et une plaque signale à l’entrée du cimetière « Tombes de guerre du Commonwealth ». Le 3 mai 2009, un morceau de l’épave de l’avion, trouvé à l’époque par Joël Grandjean, un jeune valdéen alors âgé de 14 ans, est donné à la délégation de la RAF venue participer à la cérémonie franco-britannique du souvenir.

 

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La famille canadienne de Roy Clayton. De g. à dr. : Bradley Wells, Dana Chisholm, Cheryl Chisholm, Helen Chisholm et son mari Don Chisholm et Jenny Swensson ©cbadel

La famille du Canada

Une famille a été retrouvée au Canada, celle de Thomas Roy Clayton, 23 ans, sergent de la Royal Canadian Air Force et mitrailleur dorsal à bord du Lancaster.

La femme de Roy, devenue infirmière après le décès de son mari, est décédée à 89 ans en 2011. C’est donc la nièce de Roy, Helen Chisholm, accompagnée de son époux, ses enfants et petits-enfants, qui ont fait le voyage pour participer à la commémoration. Elle garde de son oncle le souvenir d’un homme doux et réservé. « Ses camarades et lui ne sont pas morts en vain, car, comme tant d’autres, ils ont sacrifié leur vie pour la liberté. Je suis très reconnaissante à la commune d’avoir pris soin d’eux pendant toutes ces années. Je repars en paix, sachant qu’elle continuera d’entretenir leur souvenir et fleurir leur tombe », a-t-elle confié.

 

On peut se procurer en souscription l’ouvrage de Jean-Claude Jacob décrivant par le détail les circonstances du crash en écrivant à l’adresse de messagerie 77jc@orange.fr.

 

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